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Jour 9: Samedi 17 octobre
Nous avons dû, encore, nous lever tôt (5h du matin) pour
rejoindre l'aéroport d'Arequipa. Quelle hâte! Lorsque Diederick
a réclamé son argent détenu dans le coffre-fort de
l'hôtel, il appris que l'accès à celui-ci ne
l'était que dans certaines tranches horaires. Que faire ?!
Diederick décide d'attendre quelqu'un qui a une clé. Il
devra nous rejoindre plus tard en taxi. En fait, il a dû attendre
tellement longtemps que la camionnette qui nous amena à l'
aéroport aurait pû facilement le rechercher à
l'hôtel et le conduire ici. Heureusement pour nous , l'avion a plus
d'une demi heure de retard. Autrement, le groupe entier aurait dû
rester, à Arequipa.
Nous nous envolons sur un Boeing 737 d'Aero Peru pour Cusco. Enfin,
détendu.
Comme Arequipa, Cusco est une ville entourée de montagnes.
L'atterrissage et le décollage sont surprenant parmi toutes ces
montagnes.
Cusco est un ville magnifique, avec nombres de monuments et encore plus
de touristes. Notre hôtel est situé sur une petite rue qui
monte très fort, nous y disposons de luxueuses chambres.
Diederick et moi-même décidons de parcourir la ville
ensemble afin d'acheter quelques souvenirs, passer des coups de
téléphone et nous promener un peu. Cuco
est une ville plus riche, plus touristique et mieux
entretenue que ne l'était Arequipa et Nazca. Sur
le chemin de l'aéroport vers l'hôtel, nous
avons aperçu quelques stations de radio et nous
ne purent résister à l'envie d'y jeter un
œil. La première station où nous
sommes entrés est, Prut AM station, qui transmet
de la musique traditionnelle. Leur équipement est
digne d'un musée, très simple et très vieux: un tourne-disque, deux musicassettes, un préhistorique mixer-audio et un signal monitoring donné à travers un transistor radio!
Ces personnes ne parlent pas
anglais mais sont très gentilles. Avec mains et
pieds et quelques mots d'espagnol nous avons
réussi à communiquer.
Un peu plus loin se situe la Radio Sinfonia. Après quelques coups
de sonnette, la porte s'ouvre et apparaît un drôle de bonhomme.
Quand je lui demande dans mon meilleur espagnol, ce que nous voulons, il
devient un autre homme. Il nous demande d'entrer dans sa maison mais nous
n'y voyons aucun studio de radio.
Après un moment, il appelle son fils, un garçon d'une
quinzaine d'années. Il comprend un peu l'anglais mais ne le parle
pas, enfin nous pouvons nous faire mieux comprendre. Nous avons son
autorisation de visiter son studio qui se trouve, en fait, de l'autre
côté de la rue. Un D.J. passe des disques. Le studio est
moderne: un mixer audio Eela-kind, un équaliseur, un lecteur de
CD, d'autres choses et un simple compresseur-limitateur (un Innovix 1
bande, je crois).
Nous prenons quelques photos et demandons au D.J. de
nous enregistrer quelques jingles. Le D.J. dit "Venez ici",
ouvre son micro, et nous dit "Vous êtes en direct".
Je parle un peu en espagnol et en anglais, j'aime vraiment ça,
ma journée est réussie.
Nous essayons ,après cela, d'autres studios , notamment Radio
Carolina, mais en vain. Même un chauffeur de taxi n'a pu nous aider
bien qu'il soit en train d'écouter la dite station. Dommage.
Nous nous dirigeons, après cela, à la
recherche de la cathédrale de San Francisco. Celle-ci fut construite
par les Espagnols sur des fondations Incas. Les Espagnols voulaient montrer
leur supériorité. Un tremblement de terre, en 1950, prouva
que la technique inca était meilleure, en effet, les fondations
incas restèrent debout et celles des Espagnols
s'écroulèrent. Dès lors, quelques constructions
furent combinées et construites sur des fondations incas.
Nous traversons, à présent, plusieurs marchés, il
y a vraiment peu de touristes par ici. Un policier nous avertit de faire
attention aux voleurs.
Au marché nous mangeons des biscuits frit au sirop.
En ville, nous trouvons un appareil automatique pour le retrait de
billets, avec un logo Cirrus.
Je prend un peu d'argent et oublie de retirer ma carte, cet oubli vient du
fait qu'en Hollande l'appareil vous retourne votre carte avant l'argent,
ici c'est le contraire. Je téléphone
à ma banque pour la faire bloquer, tout semble s'arranger.
Au soir, nous dînons avec le groupe. Patricia a effectuée
une réservation de peur de ne plus trouver de place pour 11
personnes, il y a tellement de groupe comme le nôtre à Cusco.
Pour être hônnete, je devrai dire 12 personnes car Elisabeth,
originaire d'Australie, a rejoint notre groupe aujourd'hui.
Pendant le dîner, nous conversons quelque peu, elle est comptable
pour une chaîne de télévision! Quand je lui
apprend que je suis journaliste T.V, elle s'écrie
"Ooh non !" Elle a trop de mauvais souvenirs avec mes
collègues australiens, qui ne font jamais les choses comme il faut,
ne sont jamais à l'heure, ne rentrent pas leurs notes de frais. Je
dois vraiment être horrible à ses yeux. En ce qui concerne le
dîner, la moitié des plats commandés sont longs à
venir, les autres n'arrivent pas du tout. Patricia est gênée
de cette situation et nous promet que la prochaine fois nous pourrons
choisir nous-même notre restaurant.
En fin de soirée, une partie du groupe rentre dans une
discothèque, bonne musique et ambiance.
A 23h, il y a un concert d'un groupe de rock péruvien, avec
guitares, tambours et... flûte de pan. Je fais la connaissance de
deux Hollandaises, une vient de Delft
et l'autre de Nijmegen.
La fille de Delft a quitté son travail afin
d'effectuer un tour du monde de cinq mois; la seconde
est infirmière, dans un centre pour
réfugiés, et doit rentrée chez elle
la semaine prochaine. Elles voyagent ensemble et se sont
connues par l'entremise d'une petite annonce dans un
journal intitulé:de
Volkskrant. Ronald croit qu'elles se cherchent un
mec, moi je crois plutôt qu'elles ne s'intèressent
qu'à elles-mêmes.
Aux alentours de minuit, nous rentrons à l'hôtel
épuisé.
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